La formation professionnelle et technique au CAMEROUN

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Sommaire

PRESENTATION

Le Cameroun consacre une part importante de ses ressources (en moyenne 20% de son budget) pour l’expansion de l’Education.

Le contexte actuel de crise que vit le pays et la nécessité de promouvoir l’auto-emploi font que l’enseignement technique et professionnel constitue aujourd’hui une priorité pour les pouvoirs publics. L’accroissement, ces quatre dernières années, des structures de cet enseignement en est une preuve.

L’enseignement technique et professionnel camerounais actuel est géré par deux ministères: le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Enseignement Supérieur.

ORGANISATION

Parmi les Directions techniques du Ministère de l’Education Nationale, cinq s’occupent plus ou moins directement de cet ordre d’enseignement, à savoir:

- l’Inspection Générale de Pédagogie chargée de l’Enseignement Technique (IGPET);
- la Direction de l’Enseignement Technique et Professionnel (DETP);
- la Direction de l’Administration Générale et de l’Equipement (DAGE);
- la Direction des Projets, des Constructions et des Equipements Scolaires (DPCES);
- la Direction des Examens et Concours (DEXC).

Il faut ajouter à ces directions, le Service des Activités Post et Péri-scolaires (SAPPS), rattaché au Secrétariat Général du Ministère.

Remarque: La DAG, la DPCES, la DEXC et le SAPPS gèrent l’enseignement technique et professionnel sur le plan financement, études de projets de constructions et d’équipements didactiques, des examens et concours et des activités concernant toute la vie scolaire des établissements. L’IGPET et la DETP sont chargées de la formation proprement dite.

L’Inspection Générale de Pédagogie chargée de l’Enseignement Technique (IGPET)


L’IGPET a, à sa tête, un inspecteur général de pédagogie ayant rang et prérogatives de Directeur de l’Administration Centrale. Dans le cadre de la gestion, elle est chargée, entre autres:

- de l’évaluation et du suivi du système éducatif;
- de l’encadrement et de l’inspection des enseignants;
- du contrôle et de l’élaboration des programmes et méthodes d’enseignement.

Pour accomplir sa mission, l’inspection générale de pédagogie dispose d’inspecteurs pédagogiques nationaux qui ont rang et prérogatives de Sous-Directeurs de l’Administration Centrale. Ceux-ci sont répartis en sections dont chacune est animée par un inspecteur coordonnateur ayant rang et prérogatives de Directeur-adjoint de l’Administration Centrale.

L’IGPET se compose de deux sections:

- une section chargée des techniques industrielles
- une section chargée des techniques de gestion.

La Direction de l’Enseignement Technique et Professionnelle (DETP)


La DETP, à la tête de laquelle se trouve un Directeur ayant rang de Directeur de l’Administration Centrale, a pour missions de:

- faire des études relatives aux besoins en personnels de direction et de, surveillance des établissements d’enseignement technique et professionnel;
- préparer et suivre le mouvement du personnel enseignant et de surveillance, en liaison avec l’Administration Centrale;
- faire des études relatives à la création des structures de formation.

Pour l’accomplissement de ses missions, la DETP dispose de trois services:

- le service de la gestion des établissements
- le service du contrôle pédagogique
- le service de l’enseignement normal.

Les services extérieurs

L’importance et l’étendue des missions assignées d’une part, à l’IGPET et, d’autre part, à la DETP ont nécessité la mise en place de services déconcentrés dits services extérieurs. Ainsi, certaines tâches de gestion se font au niveau des Délégations et Sous-délégations provinciales, par:

- le Délégué Provincial, pour la coordination au niveau provincial;
- les Responsables d’établissement;
- les Inspecteurs Pédagogiques Provinciaux;
- les Animateurs Pédagogiques, dans leurs disciplines respectives au sein de leurs établissements.

STRUCTURES DE FORMATION

Les établissements d’enseignement technique et professionnel se répartissent en deux groupes:

- les établissements de formation professionnelle;
- les établissements d’enseignement technique.

Les établissements de formation professionnelle


1. Les sections artisanales rurales (SAR) et les sections ménagères (SM)

Les SAR et les SM sont des établissements de niveau post-primaire qui visent essentiellement à:

- former des jeunes des deux sexes capables de s’intégrer dans la vie économique des zones rurales;
- améliorer, grâce aux connaissances professionnelles et aux savoir-faire acquis par les jeunes formés, les conditions de vie et d’habitation des populations des campagnes.

La formation, essentiellement pratique, se fait en deux ans. Y ont accès les jeunes (filles ou garçons) ayant dépassé l’âge d’entrer dans les classes de 6ème des établissements d’enseignement secondaire général et les classes de 1ère des collèges d’enseignement technique (>/à 16ans).

Pour ce qui est des SAR, les principales filières sont la maçonnerie et la menuiserie, auxquelles s’ajoutent l’électricité, la petite mécanique, la plomberie sanitaire.

Dans les SM, les filles acquièrent des connaissances nécessaires à la vie de citoyenne, d’épouse, de mère de famille.

A l’issue de leur formation, les sortants des SAR et des SM reçoivent une attestation de fin de formation. On compte aujourd’hui près de 175 SAR/SM fonctionnelles.

2. Les écoles normales d’instituteurs d’enseignement technique

Les écoles normales d’instituteurs et d’instituteurs-adjoints de l’enseignement technique (ENIET et ENIAET) ont pour vocation de former les enseignants des SAR et des SM.

Le recrutement se fait par concours parmi les titulaires des différents CAP, Probatoires, Brevets et Baccalauréats de technicien, selon le niveau d’entrée. La formation peut durer 1, 2 ou 3 ans suivant le niveau de recrutement. La fin de la formation est sanctionnée par un Certificat d’Aptitude à la Profession d’Instituteurs ou d’Instituteur-adjoint de l’enseignement technique (CAPIET ou CAPIAET).

Les établissements d’enseignement technique


1. Les collèges d’enseignement technique

Les collèges d’enseignement technique (ou CET) sont des établissements du premier cycle, dont la durée de la formation est de quatre ans. Ils visent à former, à partir du CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires), des ouvriers qualifiés destinés au système socio-économique.

Les spécialités enseignées dans les CET se répartissent en six groupes de métiers:

- le Génie électrique: pour la formation d’électriciens d’équipement, électronique, froid et climatisation;
- le Génie mécanique: pour la formation en mécanique automobile, ajustage, métaux en feuilles, constructions métalliques;
- le Génie civil: pour la formation en maçonnerie, béton armé, carrelage, plomberie sanitaire;
- l’économie sociale et familiale et industrie de l’habillement;
- les métiers para-médicaux et métiers de la chimie: pour la formation d’aide-chimistes industriels et aide-chimistes biologistes;
- les métiers du commerce et de l’administration: pour la formation d’employés de bureau, aide-comptable, sténo-dactylographie.

Ces études sont sanctionnées par le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP). Les titulaires de CAP peuvent opter, après concours, pour la poursuite des études dans les lycées d’enseignement technique ou les écoles de formation de formateurs (ENIET et ENIAET).

On compte aujourd’hui 44 CET fonctionnels. 2. Les lycées d’enseignement technique

Les lycées d’enseignement technique ont pour objectif de former, en 3ans après le CAP ou le BEPC, des agents de maîtrise et des techniciens moyens pour l’économie nationale dans les secteurs industriel, commercial et administratif, suivant trois orientations:

a - préparation au baccalauréat de technicien pour l’insertion dans la vie active, et pour les meilleurs la poursuite des études dans l’enseignement technique supérieur (IUT, grandes écoles d’ingénieurs, Ecole Normale Supérieure d’Enseignement Technique ou ENSET);
b - préparation au brevet de technicien (BT) dont les débouchés sont multiples dans le marché national de l’emploi, et pour les plus méritants, la poursuite des études dans l’enseignement technique supérieur;
c - préparation au brevet d’études professionnelles (BEP) dont les titulaires s’insèrent directement dans la vie active.

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